SOURCE D’INSPIRATION

Je tire mon inspiration de la vie quotidienne. À partir du moment où je  considère un plaid comme un morceau de tissu, un bout de cuir, alors je peux le manipuler à souhait en le customisant, agrémentant, mélangeant les matières improbables. Je n’hésite pas à couper, à perforer, et même parfois à défaire, avec pour seul objectif réaliser un bel article.

Ma première source d’inspiration de la nouvelle collection a été le sac à main. Comme toute femme qui se respecte, j’adore les sacs à main. J’ai toujours été frustrée de tricoter des sacs et ne pas pouvoir les porter ou les faire aimer à un public plus large. J’ai compris après quelques semaines de réflexion qu’il fallait changer la matière.

Ayant toujours utilisé par le passé la laine ou le coton, j’ai commencé à cherché un matériau qui soit facilement maniable au crochet, plus rigide, doux au toucher, beau, et se déclinant en plusieurs couleurs.

J’ai sillonné toutes les rues de Paris, visité presque toutes les merceries, fouiné dans les marchés. Je ne pouvais pas au départ chercher sur internet car il fallait tester la matière au toucher.

Au bout de trois semaines de recherches intenses et infructueuses, j’ai enfin déniché un cordon qui me semblait très adapté, dans une très ancienne mercerie au coeur de Paris. Sans demander mon reste, j’ai acheté plusieurs rouleaux à un prix exorbitant, en espérant trouver moins cher ailleurs plus tard. Mal m’en a pris: le cordon était très épais et très lourd. J’ai dû retourner voir la mercière qui a bien voulu récupérer les rouleaux et m’a donnée l’adresse d’une autre mercerie et l’appellation technique du cordon.

Ironie du sort, dans mes recherches, j’avais déjà visité cette mercerie quelques semaines au paravant, mais les prix étant très élevés et je ne m’y suis pas attardée. J’y suis donc retournée et j’ai acheté juste des échantillons.

Ayant en ma possession les échantillons et le nom exact du produit, je me suis lancée dans les recherches sur internet. Au bout de deux jours, j’ai passé ma première commande et une semaine plus tard j’ai démarré la création de mon premier sac.

Au bout de deux jours, j’avais terminé le gabarit de mon sac. Il fallait à présent le doubler. Je me suis relancée à la recherche d’une doublure adéquate. J’ai opté pour un très doux polyester au toucher daim. Au bout de quatre jours, mon sac était presque terminé. Il fallait ensuite l’accessoiriser. Redescente sur le terrain, cette fois, ayant une idée assez précise de ce que je voulais, mon choix a été facile. Je voulais des mousquetons et des chaines solides et de très bonne qualité. J’ai opté pour quatre  couleurs de métal : or, argent, bronze, canon de fusil. Pour le cordon, le noir, le rouge, le bleu, le rose, le bleu foncé, l’argent, l’or, le blanc pour un début.

Après une semaine, j’ai terminé mon premier sac et j’en étais très fière. Pour le tester, je l’ai soumis à mon entourage bien entendu, et à mes amis. Mais il me fallait des avis objectifs et extérieurs. J’ai porté ce sac pendant un mois, je l’emmenais partout et le jour où une dame m’a arrêtée dans la rue pour me demander où je l’avais acheté, j’en ai pleuré. Ma plus grande joie a été lors d’un voyage outre atlantique, j’ai été interpellé dans un centre commercial par une dame qui a insisté pour me racheter mon sac… Je ne n’ai pas cédé malgré son insistance car je trouvais qu’il n’était pas encore assez abouti. Je le trouvais encore un peu lourd et pas assez rigide.

J’ai dû revoir la doublure. En fait n’étant pas aussi douée en couture qu’au crochet, j’ai décidé de confier l’élaboration de mes doublures à des collaborateurs. Je dessine mes modèles, ils me confectionnent la doublure et je fais et pose le revêtement et les accessoires.

Chaque création est unique, même si je décline souvent le même modèle en plusieurs couleurs, car en fonction des couleurs ou du bain, on n’a jamais le même rendu.

Je tricote sans patron, ni canevas, mais obligatoirement avec la mouture, en une fois et sans assemblage.

Je démarre ma journée avec deux heures de sport, ensuite je m’installe dans mon coin atelier réservé uniquement à mes créations, très souvent je suis dehors à la recherche des idées et des accessoires  tendances. Je tricote beaucoup plus la nuit, quand les enfants dorment et la maison au calme. Généralement, à l’aube, même si j’e n’ai pas terminé l’ouvrage entamé, j’ai toujours une petite idée de ma prochaine création.

Après avoir terminé avec les sacs, j’ai commencé les accessoires, et ensuite les lampes, les boites à mouchoirs, les corbeilles, les vanities, les étuis des téléphones portables et tablettes, avec la rentrée scolaire, les trousses d’école.

Bientôt, les vestes et les chaussures… Suivez mon regard.

Comme disait NICOS HADJINICOLAOU:  « Une oeuvre d’art existe en tant que telle à partir du moment où elle est regardée » Alors, ADMIREZ…

 

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